Aujourd’hui, le collagène est partout : dans les bars protéinées, les cosmétiques et les rayons de compléments alimentaires. Mais au-delà de l’effet de mode qui a explosé entre 2015 et 2018, il s’agit d’une réalité biologique fondamentale. Le collagène n’est pas une simple protéine parmi d’autres ; c’est la véritable armature de notre corps
Sommaire
- Aujourd’hui on manque de collagène
- Les types de collagènes
- Le collagène et sa signature unique
- Bien choisir et bien le consommer
- Conclusion
La structure moléculaire de soutien
Le collagène est ce qui compose notre ossature, nos tendons, nos fascias ( les membranes entourant nos muscles), notre peau et même nos vaisseaux sanguins. Michael Gundill le définit comme la structure moléculaire de maintien de l’organisme. Sans lui, le corps perdrait sa cohérence physique.
Fait méconnu, les récepteurs de la douleur ne se situent pas majoritairement dans les fibres musculaires, mais sur les structures de collagène comme les fascias. C’est pourquoi une dégradation de ce « tissu de soutien » finit inévitablement par provoquer des douleurs articulaires ou tendineuses chez le sportif.
Pourquoi on manque de collagène aujourd’hui ?
Le besoin en collagène est devenu criant à cause d’un changement radical de notre alimentation depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Auparavant, nos ancêtres consommaient l’animal dans son intégralité : la peau, les abats, le nez de boeuf ou le pied de porc. Ces morceaux « non nobles » sont naturellement riches en collagènes.
Aujourd’hui, nous ne mangeons presque plus que la « partie noble », c’est-à-dire le muscle pur (le steak ou le filet de poulet). Or, le muscle contient très peu de collagène par rapport aux tissus conjonctifs. Ce changement d’habitude a créé une carence chronique que l’organisme ne peut pas compenser seul, surtout avec l’âge. La dégradation du collagène commence en effet assez tôt, dès l’âge de 15 ans, période où la capacité de régénération commence à décliner lentement.
les différents type de collagène : une intelligence du corps
Il existe une trentaine de types de collagènes différents, mais les plus connus sont les types 1, 2 et 3. Pour vulgariser :
- Le type 1 : C’est le plus abondant, présent dans la peau, les tendons et les fascias.
- Le type 2 : Plus spécifique aux articulations et au cartilage.
Une confusion courante est de penser qu’il faut absolument ingérer du type 2 pour soigner ses articulations. En réalité, le corps est une machine complexe et « non inerte » : si vous lui fournissez suffisamment de collagène de type 1, il possède la flexibilité métabolique pour synthétiser du type 2 à partir de ces briques élémentaires.
La différence majeure du type 2 réside souvent dans son extraction : en broyant des articulations pour l’obtenir, on y retrouve naturellement des molécules compagnes comme la chondroïtine ou la glucosamine, essentielles pour la longévité articulaire.
Pas n’importe quelle protéine : la signature unique
Certains détracteurs affirment que le collagène est inutile car il serait dégradé en simples acides aminés lors de la digestion, comme un oeuf ou du soja. C’est une erreur scientifique majeure. Le collagène possède une signature unique, une sorte d’empreinte digitale moléculaire (son aminogramme) que le corps reconnaît.
Les études montrent que la consommation de collagène permet l’absorption de di- et tri-peptides spécifiques qui ne se retrouvent pas dans d’autres sources de protéines. C’est cette signature qui informe le corps qu’il doit réparer ses tissus conjonctifs.
bien choisir son collagène et bien le consommer
Pour être efficace, le collagène doit être biodisponible. Le collagène « natif » étant trop volumineux et surtout coûteux, on privilégie le collagène hydrolysé ( sous forme de peptides).
Les critères de qualité sont précis :
- Le poids moléculaire : Plus il est bas, meilleure est l’assimilation. Un collagène marin premium doit afficher un poids moléculaire le plus bas possible. Environs 2000 daltions, garantissant une absorption optimale par l’intestin.
- Le dosage : Les experts préconisent une dose de 10 grammes par jour pour obtenir de bon résultats, tant sur la douleur que sur la structure des tissus, certaines études montres même un réel avantage à monter à 30g par jours.
- La régularité : Il est préférable de répartir cette dose sur plusieurs repas plutôt que de tout prendre en une fois, afin de maintenir un apport constant d’acides aminés spécifiques.
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Les résultats cliniques sont significatifs : Une étude sur le collagène marin montre une amélioration de 20% de l’élasticité de la peau en seulement 6 semaines avec une prise quotidienne de 10g.
Conclusion
Le collagène n’est pas qu’un produit de beauté pour la peau, bien que ce soit ce marché qui tire la recherche. (en savoir plus sur les effets du collagène sur les cheveux)
C’est une nécessité biologique pour quiconque souhaite protéger ses tendons, ses articulations et ses vaisseaux sanguins des rigueurs du temps et du sport.
En palliant la carence de l’alimentation moderne par une supplémentation de qualité, on offre au corps les matières premières indispensables à sa propre maintenance.
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